Publié le 13 mai 2026

Le marché de l’alternance au premier trimestre 2026 sur La bonne alternance

Les données présentées dans ce baromètre sont issues exclusivement de La bonne alternance et reflètent l’activité observée sur la plateforme. Elles ne constituent pas un indicateur exhaustif du marché de l’alternance.

Ce qu’il faut retenir du premier trimestre 2026 :

  • Un marché qui se contracte : première baisse des entrées en apprentissage depuis 2018 (-4,8 %).
  • Une plateforme qui résiste : une stabilité des offres publiées par les recruteurs (+1 %).
  • Une demande qui s’accentue : ~320 000 candidatures sur La bonne alternance, avec un pic important en mars 2026 (+58 % par rapport à mars 2025).
  • Un déséquilibre par métier : une forte concentration de candidats sur certains métiers, tandis que d’autres secteurs manquent de candidatures.
  • 74 % de candidatures spontanées : la plateforme révèle le marché caché là où les offres publiées ne suffisent plus.

Un marché qui se contracte, une plateforme qui résiste

Pour la première fois depuis la loi Avenir professionnel de 2018, les entrées en contrat d’apprentissage reculent : -4,8 % en 2025 sur un an. Les formations du supérieur sont les plus exposées, avec -12,4 % de nouvelles entrées en janvier 2026 sur un an (DARES).

Dans ce contexte, La bonne alternance affiche pourtant une résilience notable : avec près de 6 000 offres déposées directement sur la plateforme au premier trimestre 2026, le volume se maintient quasi à l’identique du premier trimestre 2025 (+1 %).

La saisonnalité est clé : le premier trimestre est un trimestre de démarrage, alors que le deuxième trimestre concentre le pic de recrutements, comme le montrent les données DARES. L’évolution du deuxième trimestre sera donc le meilleur indicateur de la tendance 2026.

Comment les offres déposées directement sur La bonne alternance évoluent-elles ?

Variation vs même trimestre année précédente

Nombre d’offres
5 840
T1 2025
8 920
T2 2025
6 980
T3 2025
3 420
T4 2025
+1 %
5 950
T1 2026

Source : La bonne alternance

👉 Maintenir un volume d’offres stable alors que le marché se contracte est — toutes choses étant égales par ailleurs — un signal encourageant : il témoigne d’une certaine fidélité des recruteurs à la plateforme et d’un ancrage progressif dans les pratiques de recrutement en alternance.

Un aperçu de l’offre de recrutement sur La bonne alternance

Les offres activessur La bonne alternance au premier trimestre 2026 reflètent une concentration marquée sur les métiers de la restauration et du commerce de proximité. Les 10 premiers métiers du classement appartiennent tous à ces deux univers : de l’agent de cuisine au vendeur en boulangerie, en passant par le conseiller de vente et l’employé de libre-service. Une tendance cohérente avec la structure de l’apprentissage en France, où les niveaux infrabac et CAP restent très présents, et où la restauration constitue historiquement le premier secteur recruteur en alternance.

Top 10 des métiers recherchés par les recruteurs sur La bonne alternance

Métiers les plus recherchés par les recruteurs — premier trimestre 2026

Agent de cuisine
3 094
Employé(e) polyvalent(e) de restauration
1 850
Serveur / Serveuse
1 790
Commercial(e)
1 527
Assistant(e) administratif(ve)
1 039
Vendeur(se) en boulangerie-pâtisserie
784
Employé(e) polyvalent(e) de libre-service
719
Esthéticien(ne) praticien(ne)
617
Assistant(e) comptable
531
Aide-boulanger / Aide-boulangère
463

Source : La bonne alternance

Top 10 des secteurs qui recrutent le plus sur La bonne alternance

Secteurs qui publient le plus d’offres — premier trimestre 2026

Restauration traditionnelle
9 648
Restauration de type rapide
4 583
Formation continue d’adultes
3 968
Boulangerie et boulangerie-pâtisserie
3 475
Commerce de détail de meubles
2 383
Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
1 788
Services des traiteurs
1 671
Édition de livres
1 656
Activités des sièges sociaux
1 649
Hôtels et hébergement similaire
1 455

Source : La bonne alternance

👉 Sur La bonne alternance, les offres restent dominées par la restauration et le commerce, mais la présence croissante du tertiaire — comme le conseil, la gestion et la comptabilité — traduit une diversification progressive des recruteurs qui déposent sur la plateforme. Un signal utile pour mieux orienter les candidats vers les filières où les opportunités se développent.

Un aperçu des candidatures sur La bonne alternance

Une demande en hausse dans un marché qui se resserre

Sur La bonne alternance, l’activité des candidats reste soutenue : près de 320 000 candidatures ont été déposées au premier trimestre 2026, soit une progression de +7 % par rapport au premier trimestre 2025.

La lecture mensuelle est encore plus révélatrice. Janvier et février s’inscrivent dans la continuité d’un quatrième trimestre 2025 en retrait, avant que mars ne rompe avec cette tendance : +58 % sur un an, avec un volume de candidatures qui double par rapport à février.

Ce basculement s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs : une professionnalisation croissante des candidats, qui n’attendent plus l’été pour postuler ; une tension accrue sur le marché ; et l’impact mesurable des travaux de l’équipe La bonne alternance pour améliorer le référencement naturel de la plateforme.

Comment les candidatures sur La bonne alternance ont-elles évolué par mois ?

Variation vs même mois de l’année précédente

Nombre de candidatures
89 000
Jan. 25
105 000
Fév. 25
105 500
Mars 25
82 000
Avr. 25
108 000
Mai 25
121 000
Juin 25
115 000
Juil. 25
89 000
Août 25
123 000
Sept. 25
78 000
Oct. 25
64 000
Nov. 25
52 000
Déc. 25
67 000
Jan. 26
86 000
Fév. 26
+58 %
166 000
Mars 26

Source : La bonne alternance

👉 Une partie de la hausse des candidatures reflète une meilleure visibilité de La bonne alternance autant qu’une évolution des comportements de recherche.

Où se situent les recruteurs qui déposent les offres sur La bonne alternance ?

Part des offres concentrée dans chaque région — premier trimestre 2026

Île-de-France
27,5 %
Grand Est
11,7 %
Auvergne-Rhône-Alpes
10,3 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur
7,8 %
Pays de la Loire
7,2 %
Hauts-de-France
5,7 %
Nouvelle-Aquitaine
5,5 %
Occitanie
5,2 %
Bretagne
4,7 %
Bourgogne-Franche-Comté
4,6 %
Normandie
3,9 %
Centre-Val de Loire
3,0 %
Corse
0,5 %

Source : La bonne alternance

👉 L’Île-de-France concentre à elle seule 27,5 % des offres d’alternance déposées sur La bonne alternance, devant le Grand Est (11,7 %) et Auvergne-Rhône-Alpes (10,3 %). Ces trois régions regroupent près d’une offre sur deux, soit 49,5 % du total.

Quels métiers ciblés par les candidats sur La bonne alternance ?

Fonctions tertiaires sous forte pression, métiers manuels hors radar.

Les métiers les plus recherchés par les candidats sur La bonne alternance sont dominés par les fonctions support et tertiaires : comptable, assistant RH, assistant commercial, secrétaire. Ces profils concentrent une demande forte des jeunes.

À l’opposé, la quasi-absence de candidatures sur La bonne alternance pour des métiers comme cariste, bobinier, ajusteur-monteur ou aide agricole ne reflète probablement pas un manque d’opportunités. Elle pourrait davantage traduire un décalage entre l’outil numérique et les réalités de ces secteurs. Pour ces métiers, le recrutement passerait potentiellement par des canaux alternatifs : l’intérim pour la logistique et l’industrie, les groupements d’employeurs et réseaux de proximité pour l’agriculture, la cooptation directe entre CFA et entreprises partenaires pour les métiers spécialisés. À cela s’ajouterait une familiarité moindre avec les outils numériques comme La bonne alternance.

📊 Selon France Travail et la DARES, seulement 17 % des ouvriers utiliseraient un ordinateur quotidiennement au travail, contre 75 % des diplômés du supérieur.

Top 10 métiers les plus demandés par les candidats

Comptable
3 100
Assistant(e) RH
2 400
Assistant(e) commercial(e)
2 100
Secrétaire
1 900
Chargé(e) de communication
1 700
Attaché(e) commercial(e)
1 500
Chargé(e) de recrutement
1 300
Préparateur(trice) en pharmacie
1 200
Responsable marketing
1 100
Secrétaire médical(e)
1 000

Source : La bonne alternance

Flop 10 métiers — les moins de candidatures

Cariste
1
Bobinier(ère) en électricité
1
Assistant(e) familial(e)
1
Animateur(trice) nature environnement
1
Ajusteur(se) - monteur(se)
1
Aide agricole en production végétale
1
Agent(e) de talent
1
Agent(e) de stérilisation de service hospitalier
1
Agent(e) de conditionnement
1
Accompagnant(e) des élèves en situation de handicap (AESH)
1

Source : La bonne alternance

Les métiers sous tension sous l’angle de La bonne alternance

Les métiers les plus concurrentiels pour les candidats se concentrent principalement dans le numérique et le tertiaire qualifié. On retrouve notamment développeur web, data engineer, développeur logiciel, ou encore administrateur SI.

Ces métiers attirent beaucoup de candidatures, alors que le volume d’offres publiées reste limité. Deux explications sont possibles : soit La bonne alternance couvre encore peu ces métiers, soit l’offre en alternance sur ces profils est structurellement faible par rapport à la demande. Le métier de graphisteillustre le même phénomène sur des profils plus créatifs.

À l’inverse, les métiers les moins concurrentiels sont davantage représentés par des métiers manuels, notamment dans le BTP et la mécanique spécialisée. Parmi les exemples observés : maçon/maçonne, couvreur/couvreuse, ou encore mécanicien d’engins de chantier et de travaux publics.

Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence, car les volumes restent faibles, entre 18 et 96 candidatures selon les métiers. Un faible niveau de concurrence sur La bonne alternance ne signifie donc pas automatiquement une insertion plus facile, mais plutôt une opportunité de visibilité plus forte pour les candidats qui se positionnent sur ces métiers sur La bonne alternance.

Métiers les plus sous tension (plus de candidats que d’offres)

Ratio offres / candidatures (le plus faible)

Graphiste (3 offres / 173 cand.)
0,02
Responsable de magasin (20 offres / 235 cand.)
0,02
Assistant(e) de contrôle budgétaire (11 offres / 540 cand.)
0,02
Data analyst (10 offres / 597 cand.)
0,02
Chargé(e) des relations publiques (13 offres / 669 cand.)
0,02
Développeur(se) logiciel ou d’application (13 offres / 669 cand.)
0,02
Développeur(se) web (21 offres / 1 038 cand.)
0,02
Responsable en organisation en entreprise (1 offre / 122 cand.)
0,01
Secrétaire facturier(ère) (2 offres / 159 cand.)
0,01
Administrateur(trice) de systèmes d’information (15 offres / 1 004 cand.)
0,01

Source : La bonne alternance

Métiers les moins sous tension (ratio offres/cand. le plus élevé)

Maçon / Maçonne (22 offres / 28 cand.)
0,79
Couvreur / Couvreuse (20 offres / 30 cand.)
0,67
Gestionnaire en assurances (19 offres / 32 cand.)
0,59
Mécanicien d’engins de chantier et de TP (15 offres / 26 cand.)
0,58
Mécanicien réparateur de matériels agricoles (10 offres / 18 cand.)
0,56
Poseur(se) en fermetures du bâtiment (14 offres / 27 cand.)
0,52
Boucher / Bouchère (29 offres / 56 cand.)
0,52
Fleuriste (15 offres / 32 cand.)
0,47
Jardinier(ère) paysagiste (38 offres / 96 cand.)
0,40

Source : La bonne alternance

👉 Dans ce contexte, fluidifier la rencontre entre ces deux réalités devient un enjeu central et c’est précisément là que La bonne alternance a un rôle à jouer.

La bonne alternance : un service public au service de la rencontre entre offre et demande

Dans un marché sous tension, La bonne alternance agit là où elle peut avoir un impact concret : réduire les frictions, élargir l’accès et mettre en relation ceux qui cherchent avec ceux qui recrutent, indépendamment de leur réseau, de leur territoire ou de leur niveau de qualification. C’est cette ambition de service public qui guide les actions engagées au premier trimestre 2026 et que les données commencent à refléter.

Une plateforme où l’alternance est pour tous les niveaux

La bonne alternance conserve une exposition notable aux premiers niveaux de qualification. Au premier trimestre 2026, les formations Bac+2 constituent le niveau de diplôme le plus recherché par les recruteurs (28 %), devant les offres sans exigence de diplôme spécifique (25 %). Les niveaux Infrabac restent toutefois bien représentés, avec 901 offres CAP et autres formations Infrabac, soit le troisième niveau le plus demandé sur la plateforme (15 %).

Quel est le niveau de diplôme le plus recherché par les recruteurs ?

BTS, DEUST, autres formations (Bac+2)
28 %
Indifférent
25 %
CAP, autres formations (Infrabac)
15 %
BP, Bac, autres formations (Bac)
12 %
Licence, Maîtrise, autres formations (Bac+3 à Bac+4)
11 %
Master, titre ingénieur, autres formations (Bac+5)
8 %

Source : La bonne alternance

Une plateforme où les candidatures spontanées sont un levier pour accéder au marché caché

Face à la contraction des offres publiées, La bonne alternance mobilise un levier distinctif : l’identification du marché caché. En croisant les recrutements passés des entreprises, leurs données financières et les candidatures déjà reçues, la plateforme établit une liste ciblée d’entreprises à fort potentiel d’embauche en alternance permettant aux candidats d’engager des démarches spontanées éclairées, sans réseau préalable.

Au premier trimestre 2026, près de 8 candidatures sur 10 sont des candidatures spontanées sur La bonne alternance, marqueur structurel d’un trimestre où les offres publiées n’ont pas encore atteint leur pic, mais où les candidats sont déjà en recherche active.

Comment les candidats envoient-ils leurs candidatures sur La bonne alternance ?

Répartition trimestrielle par type de candidature

Nombre de candidatures
299 741
299 741
T1 2025
311 520
311 520
T2 2025
337 929
337 929
T3 2025
193 024
193 024
T4 2025
319 768
319 768
T1 2026
Candidatures spontanées
Candidatures en réponse à une offre sur La bonne alternance
Candidatures via redirection chez nos partenaires

Source : La bonne alternance

Accompagner les candidats là où les offres ne suffisent pas

L’un des apports distinctifs de La bonne alternance est d’orienter les candidats vers des secteurs et des entreprises qui recrutent sans nécessairement publier d’offres. Le top 10 des secteurs en candidature spontanée diffère sensiblement de celui des offres publiées : santé, social et services de proximité y dominent largement.

Les métiers les plus sous tension — numérique, tertiaire qualifié, fonctions support — sont aussi ceux où les candidats se tournent le plus vers la démarche spontanée, faute d’offres suffisantes. La candidature spontanée devient une réponse rationnelle à un marché visible insuffisant.

Top 10 secteurs les plus sollicités en candidature spontanée — premier trimestre 2026

Commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé
9 060 (3,8 %)
Accueil de jeunes enfants
8 375 (3,5 %)
Activités comptables
7 857 (3,3 %)
Action sociale sans hébergement n.c.a.
7 813 (3,3 %)
Activités hospitalières
6 439 (2,7 %)
Pratique dentaire
6 062 (2,6 %)
Agences immobilières
5 632 (2,4 %)
Conseil en systèmes et logiciels informatiques
4 763 (2,0 %)
Administration publique générale
3 763 (1,6 %)
Activités juridiques
3 658 (1,5 %)

Source : La bonne alternance

Qualité, maillage et accompagnement : les engagements de la plateforme

Au-delà de l’agrégation et de la mise en relation, La bonne alternance s’attache à garantir la fiabilité de l’expérience candidat. Un dispositif de contrôle qualité des offres permet d’identifier et d’écarter les offres obsolètes ou frauduleuses, un enjeu non négligeable dans un marché où les fausses offres constituent un frein réel à l’engagement des candidats.

En parallèle, la plateforme continue de renforcer son maillage avec l’écosystème de l’alternance, notamment à l’échelle territoriale. Ce travail de fond — partenariats avec les CFA, les missions locales, les opérateurs de compétences et les acteurs de l’insertion — se traduit par des actions d’accompagnement ciblées, pensées pour atteindre les candidats les plus éloignés du marché et les aider à concrétiser leur projet d’alternance, là où une plateforme seule ne suffirait pas.

Ce qu’il faudra surveiller au deuxième trimestre 2026

Le deuxième trimestre sera un révélateur de la trajectoire du marché de l’alternance. C’est historiquement le pic annuel : les vœux Parcoursup se concrétisent, les entreprises lancent leurs campagnes de recrutement pour la rentrée de septembre, et les volumes d’offres atteignent leur maximum. La question centrale est l’effet de la dernière baisse des aides sur ce cycle saisonnier.

Les entreprises vont-elles maintenir leur rythme de publication d’offres malgré un soutien public amoindri, ou le deuxième trimestre 2026 marquera-t-il le premier pic saisonnier en recul ?